La start-up Jolicours aide les enseignants

En Haute-Loire, en Auvergne et plus généralement partout en France, de plus en plus d’écoles et de collèges se dotent de tableaux blancs interactifs, grâce à des subventions. Avec cet équipement, les enseignants doivent se confronter, pour préparer leurs cours, à l’informatique et au monde d’Internet. Recherches de dossiers, d’images, de son, les rendre compatibles avec les logiciels utilisés par les tableaux… Autant d’opérations qui prennent du temps.

Un constat qu’a fait Pierre-Olivier Bonnet, fondateur de Pob Run, une petite entreprise brivadoise qui installe des tableaux blancs interactifs. « Si les enseignants veulent personnaliser leurs cours, ils doivent rechercher des images sur Internet, mettre les exercices en forme… Avec Jolicours, nous voulons simplifier toute cette phase de recherche ». C’est ainsi qu’est née cette start-up (*), qui prend la forme d’un site web destiné aux enseignants, principalement de maternelle et de primaire.

Le site propose une sélection d’images, toutes sonorisées en français et en anglais. Des critères de recherches simples, en fonction des couleurs, des sonorités ou par mots-clefs, permettent de trier les images. La liste des images ainsi réduite, l’enseignant peut choisir celles qui lui conviennent pour générer directement des exercices : coloriages, listes d’objets, puzzle, loto, jeu de cartes… Des consignes peuvent être rajoutées, ainsi que des sons. « En un clic, l’exercice est enregistré en fichier PDF, prêt à être imprimé » résume Gaëlle Loosli.

Lancé en janvier par Pierre-Olivier et Gaëlle, issus de la même école d’ingénieurs, le site n’est pas encore définitif. Le stock d’images disponibles est destiné à s’agrandir, au fur et à mesure de la conception, assurée par Amandine de Bouchard. Pour concevoir de nouveaux types d’exercices, Pierre Olivier et Gaëlle attendent les retours des enseignants. « Nous avons déjà eu des suggestions sur la police des consignes, qui est pour l’instant cursive. Pour des enfants qui apprennent à lire, ce n’est pas évident ! ». Le site est donc déjà en cours de modification, pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs.

Mais ce n’est pas toujours ce qui paraît le plus difficile qui est le plus compliqué à concevoir. Si les mots mêlés sont presque impossibles à réaliser « à la main », un ordinateur n’y rencontre aucun problème. En revanche, la reconnaissance par sonorité est complexe. « Toutes les références des mots sont rentrées à la main ». Car le son « é » a de nombreuses écritures, et le « ent » peut se prononcer de différentes manières…

« Laisser choisir l’enseignant »

Mais Jolicours se défend de toute ingérence dans les programmes scolaires et dans la conception des cours. « Il existe déjà beaucoup de choses, mais dont le contenu nous a paru figé. Nous voulons garder le côté « personnalisation », tout en faisant gagner du temps. Chaque enseignant peut ainsi adapter les exercices à sa classe, et même en fonction de chaque élève. On peut presque faire du cas par cas », souligne Gaëlle. Aussi, pour satisfaire tous les professeurs, quelles que soient leurs méthodes, l’outil reste « très générique ». « C’est une aide, du matériel. Jolicours ne fait pas de pédagogie. L’objectif, c’est de laisser l’enseignant faire son métier et de le faciliter. Nous ne sommes pas des instituteurs ! » rappellent Pierre-Olivier et Gaëlle.

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