Démythifier le tableau numérique interactif

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article qui nous faire part de l’initiative intéressante de la fondation Chimay-Wartoise qui initie un cycle de formations-informations à destination des enseignants du secondaire sur l’utilisation du tableau blanc interactif en classe.

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Dans la zone d’activité de la Fondation Chimay-Wartoise, la plupart des écoles fondamentales utilisent désormais les outils numériques pour faciliter l’apprentissage. Mais, arrivés en secondaire, les écoliers se retrouvent devant… un tableau noir. Coût, manque de formation, réticence au changement freinent l’introduction dans les classes du secondaire d’une technologie porteuse d’une réelle plus-value pédagogique. Pour lever les doutes et prolonger le programme mis en place en primaire, la Fondation Chimay-Wartoise initie un cycle de formations-informations à destination des enseignants du secondaire. Ils étaient une douzaine venus du CES chimacien, des athénées de Chimay etCouvin et de l’école industrielle de Chimay, lundi soir, à participer à une première séance. Au cours de celle-ci, deux enseignantes qui pratiquent quotidiennement le Tableau Blanc Interactif (TBI) depuis cinq ans, ont expliqué à leurs collègues leur démarche, les avantages engrangés dans leurs classes respectives, sans éluder les difficultés rencontrées. «Cela prend du temps au début, pour construire un cours qui intègre une participation active des élèves. Cela nécessite de repenser son métier: on replace l’élève au cœur de l’apprentissage, ce n’est pas toujours évident de se remettre en question mais on peut y trouver un regain de motivation, surtout quand on voit qu’on ranime l’intérêt des élèves » constate Muriel Bachelart, professeur de langues qui travaille avec un TBI depuis 2011. «Pour certains cours, c’est un réel plus, explique Deborah Capitaine, professeur de sciences. «Par exemple, des mouvements de molécules sont pour certains difficiles à comprendre. Un support visuel animé permet à l’élève de construire une image qui lui parle.» Du cours de maths à l’enseignement de l’histoire, les possibilités d’interactivité sont nombreuses. « La difficulté est que tous les manuels ne disposent pas toujours d’une version numérique. Cela prend du temps de construire son cours, mais cela favorise aussi les échanges par le biais d’une plateforme d’utilisateurs du TBI » poursuit Muriel Bachelart.

Précis et concret, le témoignage des deux enseignantes n’a pas levé tous les doutes dans l’esprit des participantes à cette rencontre. « C’est beaucoup d’énergie, alors que travailler avec des slides, on maîtrise» commentait l’une d’elle. «Cela va au-delà de l’ajout d’images à une matière vue de façon linéaire» a répondu l’intervenante. D’autres se sont interrogées: «Ok l’élève interagit, mais avec une classe d’adultes, c’est pas sûr que ça fonctionne»; «c’est coûteux»; existe-t-il des tableaux mobiles, que l’on pourrait déplacer de classe en classe?»… Sur l’âge, Muriel Bachelart constate: «on serait étonné de la réceptivité du public adulte»; à propos du coût: « il y a de plus en plus de logiciels open source»; sur la mobilité: «oui, et puis le TBI n’est pas nécessaire dans toutes les classes»… Et les deux enseignantes d’ajouter: « c’est un support intéressant, dont on doit aussi reconnaître les limites». Un intérêt et des limites qui, au vu des questions soulevées, convainquent de l’utilité de poursuivre la vulgarisation de ces technologies devenues incontournables. Pour que les étudiants d’aujourd’hui soient des adultes en phase avec la société numérique dans laquelle ils évoluent et évolueront.

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