Veut-on vraiment sauver l’école ?

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article dans lequel John Rizzo, auteur de « sauver l’école », montre du doigt les enseignants ignorant face au numérique et leur résistance face aux réformes mises en place dans les écoles, au détriment d’une méthode d’enseignement qualitative.

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Dans une autre vie, John Rizzo, informaticien et agrégé d’informatique, a travaillé chez IBM, avant de créer sa start-up, JavaBlackBelt.com, une sorte de Wikipedia pour des candidats à des examens, qu’il revend à une firme américaine, avant de se faire congédier. Il décide alors de se reconvertir dans l’éducation. « J’ai voulu comprendre pourquoi, quand j’étais chef d’entreprise, sur 50 curriculum vitae, 46 ne valaient même pas la peine que je m’y attarde », raconte John Rizzo, 42 ans, dans Sauver l’école ?, qui paraît ce 18 mars (Ker éditions). L’homme lit tout ce qui lui passe entre les mains, rencontre des enseignants, enquête dans les établissements… Puis finit par monter sur l’estrade : il forme des demandeurs d’emploi et enseigne en primaire, durant un an, comme instituteur remplaçant.

Dans son ouvrage, John Rizzo expose la méthode d’enseignement qu’il a testée dans ses classes. Car, selon lui, c’est d’abord la pédagogie qui est à revoir. « Le problème avec le cours magistral est que l’enseignant va au même rythme pour tout le monde, mais ce n’est pas forcément le bon rythme pour tout le monde. » Il veut croire qu’avec les outils numériques, ce modèle laissera la place à la « pédagogie inversée ». L’enseignant met des documents à la disposition des étudiants sur des espaces numériques de travail : des textes, des images, mais aussi des vidéos. L’élève devient le « pilote actif de sa formation », tandis que le professeur, lui, n’est plus là pour déverser ses connaissances mais s’assure que ses élèves apprennent.

Le livre se teinte aussi d’idéologie. Ainsi on y lit une charge contre le décret Inscriptions ou un plaidoyer pour filtrer les aspirants profs, ce qui est « généralement vecteur de qualité ». Reste la question : pourquoi l’école se révèle-t-elle incapable de se réformer en profondeur ? Il semble que les enseignants résistent à toute tentative de réforme et que les politiques ont « une liberté d’action largement limitée par le marchandage politicien ».

 

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