Les classes passent à l’ère du numérique

À l’école Sacré-Cœur, les élèves de la classe de 6e année de Madame Marie-Claude sont déjà très à l’aise avec l’utilisation du tableau numérique.

D’ici 2016, chaque classe des écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire des Hauts-Cantons va être équipée d’un tableau interactif. Pas encore le passage à l’école numérique, avec toute la panoplie des multiples ressources offertes par les technologies de l’information et des communications, mais dans l’école des temps modernes, l’enseignement des matières théoriques va beaucoup s’écrire au tableau blanc, avec de moins en moins de craies et de tableaux verts.

Le tableau interactif comme outil d’apprentissage a commencé à faire son apparition, il y a trois ans. La commission scolaire a pigé dans son budget régulier d’informatique pour aller de l’avant avec des enseignants présentant un intérêt particulier pour l’enseignement plus informatisé.

«Des enseignants qui ont présenté un projet pédagogique sur une base volontaire. Aussitôt qu’un d’entre eux était prêt, on y allait!», précise le directeur général, Bernard Lacroix.

Le gouvernement vient de changer la donne et désormais chaque commission scolaire au Québec dispose d’un budget alloué à l’achat des équipements spécialisés.

Pour l’année 2011-2012, la C.S. des Hauts-Cantons a reçu une enveloppe de 165 000$, la première tranche d’un plan quinquennal qui pourrait permettre d’offrir le tableau numérique dans une quarantaine de nouvelles classes sur l’ensemble de son territoire, cette année.

«Nous allons en appel d’offres et ensuite nous pourrons faire nos commandes», informe Bernard Lacroix. Chaque équipement, le tableau et l’ordinateur, se vend aux environs de 5 000$. Chaque enseignant va nécessairement avoir avec lui un ordinateur portable pour livrer sa matière. «Un défi important sera de former tous nos enseignants», ajoute M. Lacroix.

L’adaptation à l’ère du numérique étant relativement récente, l’effet sur les élèves de l’enseignement au moyen du tableau interactif n’a pas encore été mesuré. «On constate que lorsqu’un enseignant utilise cet outil, ça crée un engouement. Il en résulte un environnement qui ressemble plus à ce que les jeunes ont envie de voir à l’école.»

Rémi Tremblay  ( 29/9/2011 )

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