Un tableau blanc numérique à l’école du Courtil, quand les maths et le français s’apprennent en un clic

C’est une innovation technologique qui fera couler beaucoup d’encre même si,elle devrait, par ailleurs, permettre d’en économiser. Depuis la rentrée, la classe de CE2/CM1/CM2 d’Aurore Sanchez, à l’école du Courtil, est dotée d’un tableau blanc numérique. Une première scolaire dans le secteur d’Avesnes-sur-Helpe. Un nouvel outil qui plaît aux élèves autant qu’à la maîtresse. Cette dernière prépare chez elle les exercices sur son ordinateur portable. En classe, elle projette ses exercices et les élèves viennent au tableau cliquer, écrire, dessiner, ou déplacer les éléments affichés avec un stylo numérique à l’aide d’une palette de fonctions comparables aux fonctions de Photoshop. Exit la craie qui salit les mains et fait grincer les dents.

Exit aussi l’éponge en mousse jaune qui nettoie le support à chaque fin d’exercice.

« C’est beaucoup de temps de préparation à la maison au début, mais cela permet de réduire le temps entre les exercices, et de les diversifier.Avec trois niveaux de classe, il faut proposer davantage », explique Aurore Sanchez.

La professeur des écoles n’en a pas oublié le traditionnel tableau vert qui reste un support, comme les livres, manuels et le cahier du jour. « Les élèves doivent continuer à s’exercer à l’écriture sur le papier, à la lecture sur les livres. Mais le tableau est un outil précieux, notamment pour l’histoire-géographie et l’histoire de l’art. » Avec l’achat du tableau est inclus l’accès à un site où sont mis à disposition des outils de présentations et des documents téléchargeables comme des cartes de France et du monde, des tableaux figuratifs.

Du côté des élèves, la nouveauté a fait mouche. Fini le silence et le regard fuyant au moment des corrections. Doigt levé, les petits écoliers aiment venir au tableau tester le nouvel outil. « C’est tout nouveau et ça leur plaît. Ils participent bien, sont plus attentifs. » Après les maths, place à la conjugaison avec le classement des verbes selon leurs groupes. À l’aide du stylo, Jerry essaie de faire glisser le verbe « aller » dans la colonne du premier groupe mais cela ne fonctionne pas. « Pourquoi, à ton avis ? », l’interroge l’institutrice. Réponse : parce que « aller » est du troisième groupe. L’anecdote tire un sourire aux élèves, sûr qu’ils ne feront plus la même erreur.

« On est entré dans une autre dimension, assure l’adjoint en charge des écoles, Jean-Louis Pihet. C’est un moyen moderne et ludique d’enseigner. » Son coût : 3 000 E, pris en charge à 70 % par la municipalité, à 30 % par le don d’un groupement de pharmaciens. Et l’élu d’assurer : « On peut louer les professeurs qui nous l’ont proposé. C’est un bel investissement pour un village de 500 habitants comme le nôtre. Pour moi, on l’aura amorti quand la moyenne générale de la classe qui est déjà bonne, aura augmenté. En primaire, on donne les clefs aux élèves avant leur entrée au collège. » • M. CA.

La Voix du Nord

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