Les instituteurs se forment au numérique

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article intéressant qui évoque l’importance de la formation pour les instituteurs dans le cadre de leur prise d’initiative auprès des enfants dans l’utilisation des solutions numériques interactives.

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Cela faisait longtemps qu’ils n’étaient pas revenus sur les bancs d’école. Plusieurs directeurs d’établissement scolaire et instituteurs se remettent en ordre. La leçon du jour ? Le numérique comme outil pédagogique. La Formation continuée des enseignants du fondamental (Focef) organise, en partenariat avec Média Animation et les hautes écoles, plusieurs formations dans toute la Communauté française pour faire découvrir cette révolution numérique. « Les enfants ne savent pratiquement plus ce qu’est le papier ni le crayon, observe un directeur d’une école de Verviers. Pour eux, on écrit avec son doigt sur un écran. Il faut donc que les enseignants s’adaptent. »

L’ère numérique

« Les enfants ont un usage purement récréatif des nouvelles technologies, observe Julie Piqueray, institutrice en deuxième primaire. En ce qui me concerne, j’aimerais un tableau blanc interactif (TBI) pour faciliter mes cours de français. » TBI, tablettes ou encore ordinateurs, la formation se divise en 19 ateliers différents où instits et directeurs témoignent de leur propre expérience. « Nous nous sommes aperçus qu’il y avait beaucoup d’initiatives de la part des enseignants, explique Godefroid Cartuyvels, secrétaire général de la Fédération de l’enseignement fondamental catholique (Fédefoc). Nous voulons mettre en avant ces idées innovantes et les partager. »

Un usage modéré

Les outils numériques permettent-ils réellement d’améliorer la pédagogie ? Selon une enquête réalisée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les pays qui ont consenti d’importants investissements dans ces technologies d’information et de communication dans l’enseignement (TICE) n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves. Les TICE doivent-ils être remis en question ? Pas du tout, selon Eric Willems, assistant et chercheur au département Education et Technologie à l’université de Namur. « Il faut savoir modérer l’usage des pratiques numériques. Si l’activité n’est pas intéressante, orientée vers une production concrète, le projet va s’essouffler », dit-il.

La gestion du développement numérique dans une école, ça ne s’improvise pas. Libérer une ou deux heures afin que l’instituteur travaille sur son idée, investir dans une infrastructure et du matériel, les TICE, demande du temps mais surtout de l’argent pour s’installer dans les classes. « Au niveau des moyens financiers, nous avons ce qu’il faut, constate Véronique Geuzaine, directrice du Sacré-Cœur de Flémalle. Il n’est pas irréalisable de donner quelques heures de libres à un professeur pour un tel projet. » Les subventions des associations des parents ou encore les appels à projet de la Région wallonne encouragent, de plus en plus, les établissements scolaires à investir dans de tels outils.

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