Passage au tout numérique avec la tablette

Fabien Vergez et Didier Blanqui, tous deux enseignants dans l’académie de Toulouse, nous présenteront lors d’un atelier ExplorCamp de l’Université d’été de Ludovia, le « passage au tout numérique » avec la tablette qu’ils expérimentent dans leurs classes au collège et au lycée.

Le cartable numérique de l’enseignant
Si la notion de cartable numérique est souvent appliquée à l’élève, il ne faut pas oublier non plus le cartable de l’enseignant, lui aussi accablé par un poids non négligeable, le sac chargé de manuels, copies et préparations de cours.

Si la tablette peine encore à alléger le sac de l’élève complètement, elle a par contre fait gagner l’enseignant en mobilité. Les préparations de cours sont réalisées sur la tablette et synchronisée directement à l’aide de différents outils (iCloud, Evernote…). Ces solutions ont pour avantage de ne conserver qu’une seule version du cours identique, d’éviter les oublis d’impression ou de transfert de clé USB…Les documents utilisés sont souvent scannés en cas de source papier, ou directement intégrés en numérique dans les préparations.

Ainsi depuis quelques années le cartable a été remisé au profit d’un sac plus léger. L’objet de travai peut donc se transformer et apporter du plaisir à l’enseignant qui devient plus mobile et peut donc venir en vélo certains jours par exemple.

L’ENT permet une conservation des traces du cours et de la progression (diapositives de TNI, cahier de texte…), évitant là aussi la multiplication des préparations et une mobilité accrue, la saisie du cahier de texte pouvant se faire à tout moment en amont du cours.

Les applications pédagogiques ?
Il existe sur les tablettes une multitude d’applications qui peuvent être simplement utilisés en classe pour faciliter l’acquisition de connaissances. Ces applications peuvent être disciplinaires et porter sur un point particulier du programme mais de nombreuses applications sont utilisables dans toutes les disciplines et permettent de favoriser l’accès à l’information, le travail collaboratif et la production de documents riches et variés par les élèves.

Certaines applications utilisées dans les matières ont été crées dans le cadre de l’expérimentation de l’académie de Toulouse en collaboration avec une école d’ingénieur de Toulouse Epitech.
La prise de notes par les élèves :
La tablette permet également de développer l’autonomie des élèves. Le choix leur est ainsi laissé dans plusieurs cours de prendre leurs notes sur le support qui leur convient le mieux. Ainsi au collège en cours d’histoire-géographie, une moitié des élèves choisit la tablette pour prendre le cours pour des raisons de rapidité, de propreté… Les applications utilisées sont en majorité la suite bureautique mais aussi l’application de partage de notes Evernote.

Le but est d’utiliser la tablette lorsqu’elle apparaît plus efficace ou plus plaisante pour l’élève
La question de la gestion des notes est également à envisager car les notes s’accumulent dans la tablette sans véritable gestion. Après avoir essayé plusieurs solutions le choix a été fait de faire déposer les notes sur le réseau de l’établissement afin de faciliter le dépôt des documents. Ces répertoires sont accessibles depuis l’extérieur de l’établissement au travers de l’ENT.

Le travail hors la classe : ?
Par sa mobilité et les outils qu’elle contient notamment l’appareil photo  ou la caméra vidéo, la tablette permet d’étendre le champ d’apprentissage à l’extérieur de la classe. Elle est ainsi utilisée pour les sorties de terrain, pour réaliser des expériences en dehors de la classe mais également par les élèves pour réviser dans la cour ou dans les transports scolaires.

Freins et obstacles techniques ?
L’absence de manuels numériques constitue pour l’instant un obstacle majeur au passage au tout numérique à travers une tablette car la grande majorité des enseignants à besoin d’un manuel papier dans sa forme traditionnelle. Toutefois certains outils Apple comme iBooks author permet de contourner cette absence.
Il convient de se poser la question du manuel sous sa forme numérique. Est-il pour l’enseignant ou pour l’élève ? Ne peut-on pas concevoir à partir de la version de l’enseignant une synthèse que l’élève prendra plaisir à lire, voire à construire ?

De nombreux obstacles techniques se posent aussi au quotidien. Mais c’est autant de défis qui créent une émulation entre les acteurs du projet.

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