Numérique et société : le grand bouleversement

Patrick Mpondo Dicka est maître de conférences au département Art&Com de l’Université de Toulouse le Mirail qui croise la formation aux métiers de la communication et la recherche en communication et les métiers de l’art, plus particulièrement aux arts de la scène. Croisement assez original qui permet d’avoir des gens qui ont à la fois une sensibilité artistique d’un côté comme des savoir-faire communicationnels de l’autre.

Nous avons maintenant suffisamment de recul sur le numérique pour constater les grandes évolutions qui ont traversé cet univers, évolutions techniques d’une part et évolutions sociales d’autre part qui sont de très prés associées à la technique et son intégration dans la société.

C’est l’objet de ce premier épisode, «numérique et société, le grand bouleversement» qui entame une série en 6 volets débouchant au final sur la problématique de la 9ème édition de l’Université d’été de Ludovia, «Plaisir et éducation numérique», que Patrick Mpondo Dicka déclinera en plusieurs formes de plaisir pour l’enseignant d’une part et pour l’apprenant d’autre part.

En ce qui concerne les évolutions techniques, «on peut dire qu’on est passé du très gros ordinateur qui avait la taille d’une pièce, de l’ENIAC à l’iPad qui est le dernier avatar de la mobilité informatique».

C’est donc le passage d’une haute technologie pour l’ingénieur à une technologie «enfouie» dans des objets usuels. Ce paradigme d’enfouissement des technologies pour reprendre le terme employé par Patrick est valable même pour l’informatique proprement dite.

Cette évolution est importante à souligner car elle amène à deux paradigmes distincts, le professionnel et le grand public qui ont été longtemps distingués ainsi comme une organisation du marché, «mais qui correspond en fait à des paradigmes d’usages».

Plusieurs signes de l’enfouissement des technologies montrent leur disparition progressive en tant que techniques pour devenir des outils et mieux, des objets susceptibles d’investissement.

«On entre dans le paradigme dominant, dominant en termes de ventes, c’est celui des ordinateurs et des objets usuels destinés au grand public, qui proposent des services qui renvoient aux usages grand public (surfer sur le web, prendre des photographies…)».

Ces deux paradigmes cohabitent mais aujourd’hui, «l’informatique va vraiment dans le sens de quelque chose qui est dédié à l’utilisateur lambda et qui a pour fonction de l’accompagner dans tous ses mouvements et dans toutes ses activités».

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