Le salon des maternelles

MOTIV’SOLUTIONS a eu l’honneur de participer

au Salon des Maternelles qui s’est tenu le

Mercredi 1er avril 2015 de 14H00 à 17H00
au Château des Rochers de Nogent-sur-Oise

Ce salon a permis de présenter de nombreux projets mis en œuvre dans les classes et l’évènement fut apprécié de tous et toutes.

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A la découverte de l’école numérique !

MOTIV’SOLUTIONS, en partenariat avec la ville de Loches, a organisé le mercredi 1er avril 2015, une journée portes ouvertes à « la découverte de l’école numérique » au sein de l’école Lamblardie à Loches (région centre Val-de-Loire).

Plusieurs ateliers de présentation des outils numériques interactifs étaient organisés et l’évènement fut un véritable succès.

 

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Concertation nationale sur le numérique pour l’éducation !

MOTIV ‘SOLUTIONS a sélectionné cet article qui nous dresse le bilan de la concertation sur le numérique pour l’éducation qui s’est déroulée du 20 janvier au 9 mars 2015, avec pour mission de concevoir et préparer au mieux la généralisation du numérique à l’école.

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La synthèse de l’ensemble des travaux (remontées des 150 réunions qui se sont tenues en académies, analyse des 1000 contributions au forum, résultats du questionnaire) sera présentée dans les prochaines semaines.

Avant cette étape, et dans une démarche de transparence, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publie sur le site de la concertation nationale :
l’ensemble des réponses issues du questionnaire en ligne

l’ensemble des contributions faites par les différents partenaires de l’école.
Les résultats présentés correspondent aux réponses données par les 51 003 membres de la communauté éducative (élèves, étudiants, enseignants et personnels de l’éducation, familles, collectivités  et partenaires de l’école) qui ont voulu donner leur opinion sur la façon dont le numérique peut accompagner les réformes actuellement à l’œuvre.

Le questionnaire a permis de recueillir l’avis général sur la façon dont le numérique peut contribuer concrètement à la transformation de l’École. Tous les citoyens ont pu exprimer leur opinion sur un forum ouvert.

Sur les 51 003 questionnaires renseignés, 46 % des répondants sont des enseignants ou des professionnels de l’éducation, 23 % sont des familles ou des partenaires de l’école et 11 % sont des élèves ou des étudiants.

Ils ont éclairé de plusieurs points de vue la perception des transformations de notre École dans l’ère du numérique.

De nombreux partenaires ont apporté leur contribution à la concertation nationale, parmi lesquels :

  • Association Française des Industriels du Numérique de l’Éducation et de la Formation
  • Association des Maires Ruraux de France
  • Centres d’entrainement aux méthodes d’Éducation active
  • Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information
  • Centre national d’enseignement à distance
  • Ligue de l’enseignement
  • Syntec Numérique

 

 

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A Lille, le TBI au service d’établissements en difficulté !

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article, qui, suite à la rencontre d’équipes éducatives dans certaines écoles de Lille, nous fait part d’un sentiment de renouveau dans l’enseignement face à des élèves en grande difficulté.

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Dans l’académie de Lille, l’éducation prioritaire est inscrite comme un axe majeur du projet académique qui court de 2013 à 2016, comme en témoigne Philippe Leclercq, Délégué Académique au Numérique : « le soin apporté aux élèves en grandes difficultés scolaires est une préoccupation que nous vivons au quotidien ».

Le numérique, un outil indispensable pour enseigner en zone difficile ?

« Dans cet établissement, en raison du public accueilli, en grande partie issu de milieux sociaux défavorisés, les enseignants se sont très vite tournés vers les outils numériques pour trouver des solutions pour pouvoir adapter ou mieux adapter leur enseignement », explique Jacques Melerowicz, Principal du Collège Connecté Pierre Mendès France de Tourcoing.

Bien avant que l’établissement reçoive la reconnaissance de « Collège Connecté », le numérique avait déjà fait ses gammes et il est aujourd’hui vu comme un outil précieux pour enseigner à des élèves, pour la majorité, en grande difficulté.

L’arrivée plus récente des outils nomades, plus simples à gérer pour les enseignants que des réservations de salles informatiques par exemple, a été la « cerise sur le gâteau ».

« Sur une heure de travail, l’enseignant peut multiplier les activités et pratiquer de la différenciation entre les élèves », souligne Jacques Melerowicz ; sans parler que les élèves deviennent beaucoup plus vite autonomes et donc acteurs de leurs apprentissages.

Une écoute attentive des équipes enseignantes sur leurs besoins en équipement, un dynamisme pour développer de nouveaux usages, le tout « soutenu par un plan académique de formation d’envergure», comme le précise Philippe Leclercq : un ensemble qui fait ses preuves !

A cela s’ajoute l’accompagnement des corps d’inspection, comme c’est le cas au collège Mendès France et que Jacques Melerowicz tient à souligner car « l’investissement des IA-IPR notamment et donc le soutien du Rectorat, sont pour beaucoup dans le succès de nos différentes incubations numériques ».

Comme c’est le cas au collège Mendès France, les établissements deviendraient en quelque sorte « auto-apprenants » ; une idée qui rejoint la politique du Ministère de l’Education Nationale à savoir « l’établissement comme lieu de formation ».

Cet intérêt d’une implantation du numérique dans les établissements est doublement partagé, à savoir par les équipes de l’Education Nationale mais aussi par les collectivités territoriales qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour répondre aux besoins du terrain.

Des élus convaincus et solidaires pour le développement du numérique sur leur territoire : la clé de la réussite ?

Comme le souligne Philippe Leclercq, que ce soit du côté des départements du Nord ou du Pas-de-Calais ainsi que de la Région Nord-Pas-de-Calais, les investissements ont été nombreux : salles informatiques, matériels nomades, installations du WIFI dans les établissements, câblages et mise en place des réseaux, etc ; et un ENT « Savoirs numériques 59-62 », unique pour toute l’académie dans les collèges et les lycées ; L’ENT, un outil commun de services numériques, de travail, de partage et d’échanges, déployé dans les 560 établissements de l’académie.

C’est une chance pour l’Académie de compter ces trois collectivités parmi ses plus fidèles partenaires, qui croient au numérique. « Effectivement, ce n’est pas évident partout, de réussir à avoir un même regard sur les projets numériques et nous en constatons progressivement les bénéfices », souligne Philippe Leclercq.

Et il poursuit : « nous sommes dans une académie dont le contexte social est souvent complexe et peu favorisé, et le travail d’équipe, avec les collectivités, avec les corps d’inspection, avec l’ensemble des acteurs et des partenaires de l’école est essentiel si nous voulons être efficaces ». Le professeur, seul dans sa classe, c’est du passé !  C’est une autre vision de l’enseignement, du rapport à l’élève et aux savoirs, qui se met en place.

Dans l’académie, le numérique va bien au-delà du contexte de l’Ecole. Il a également un impact indirect sur le rapport aux familles.

Le numérique : le vecteur social qui profite à toute une population jusqu’alors coupée de l’Ecole.

« On peut imaginer que le numérique éloigne ; de mon côté, je suis convaincu du contraire. Pour exemple, dans un contexte de ruralité, que nous connaissons également dans notre académie, où les familles sont éloignées physiquement de l’école, le constat des équipes locales est que le numérique les rapproche. Ainsi conclut Philippe Leclercq.

Le numérique aurait donc des effets « collatéraux » positifs, qui n’étaient pas envisagés au départ et qui démontrent encore tout l’intérêt, économique et sociologique, du déploiement de ces outils. L’exemple de l’Académie de Lille peut certainement se transposer à d’autres territoires.

 

 

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Smart Kapp, le tableau interactif intelligent !

MOTIV’SOLUTIONS  a sélectionné cet article qui nous présente un tout nouveau produit, le Smart Kapp, qui peut s’utiliser comme un tableau Veleda et dont les données peuvent ensuite être envoyées par Bluetooth ou bien en WiFi et même par clé USB, directement sur des appareils mobiles. 

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Toutes les données sont stockées sur le Cloud, plus de panique quand vous perdez le fil de votre réunion. Un simple coup d’œil sur votre Smartphone et vous vous y retrouvez. Plus personne ne pourra vous reprocher d’être scotché à votre Smartphone.

Un système de partage sécurisé

Le système de partage du SMART Kapp est entièrement sécurisé. Toutes personnes non invitées ne peuvent accéder au contenu du paperboard. Mais aussi, toutes les données sont automatiquement supprimées lorsque vous débranchez l’appareil, mais sontsauvegardées sur le Cloud.

Le tableau digital ne nécessite pas une connexion internet tant que celui-ci est utilisé en tableau « basic ». Il est donc nécessaire d’avoir une connexion WiFi pour partager du contenu sur les mobiles ou avec des personnes à distance.

L’avantage avec ce tableau interactif c’est que vous avez la possibilité de communiquer avec des personnes en face de vous, mais aussi à distance. En envoyant une simple invitation, tout le contenu du tableau s’affichera sur n’importe quel navigateur et même à l’autre bout du monde suivre un cours ou une réunion n’aura jamais été aussi simple.

Compatibilité

L’application SMART Kapp est disponible sur iOS et Android, elle est utilisée pour relier le paperboard à votre smartphone. C’est par l’application également que vous partagez le contenu à distance. Le dispositif est compatible au minimum avec iOS 7.1, les versions ultérieures à l’iPhone 4S, iPad de troisièmes générations ou les versions plus récentes, iPad Mini et iPod Touch de cinquième génération. Pour les appareils disposant du système d’exploitation Android les versions ultérieures à Android 4.1 ne sont pas prises en compte.

Prix et disponibilité

Le kit SMART Kapp est vendu avec trois marqueurs effaçables pour tableau blanc, un effaceur, un support pour le tableau et des accessoires pour pouvoir l’accrocher sur le mur. Le format 42 pouces est proposé au prix de 799 € et le format plus grand de 84 pouces est proposé à 1099 €.

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Le projet « Sankoré » et l’équipement des écoles sénégalaises

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article rédigé par l’agence de presse sénégalaise qui nous informe que le projet « Sankoré », initié depuis 4 ans au Sénégal et visant à équiper les écoles de solutions numériques, va mettre en phase pour la sec onde fois une distribution de kits pédagogiques dans d’autres régions du Sénégal.

SENEGAL-EDUCATION

L’ambassade de France aide à améliorer la qualité des apprentissages scolaires

 2015-03-24 18:03:37 GMT

Dakar, 24 mars (APS) – Le projet « Sankoré », lancé en depuis quatre ans pour équiper les écoles sénégalaises d’outils pédagogiques numériques, va améliorer la qualité des apprentissages, a assuré mardi le chef du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France au Sénégal, Follan Moncef.

S’exprimant lors d’une réunion du comité de pilotage du projet, à Dakar, il a souligné l’importance des contenus pédagogiques fournis aux enseignants et élèves grâce à cette initiative.

Le projet vulgarise l’utilisation du tableau numérique interactif dans les classes de l’élémentaire, selon les partenaires.

Il est mis en œuvre depuis 2011, avec le soutien de l’ambassade de France au Sénégal, qui déclare avoir mis au moins 700 kits pédagogiques numériques à la disposition d’écoles élémentaires réparties dans les régions de Thiès, Kaolack, Fatick et Diourbel, dans une première phase déroulée de 2011 à 2013.

La deuxième phase, à dérouler durant la période 2014-2016, va concerner les régions de Saint-Louis, Matam, Dakar et Louga, qui bénéficieront de 1.113 kits pédagogiques numériques. Au total, 29.566 élèves doivent en bénéficier.

Cette initiative facilite « la production de ressources numériques interactives adaptées au programme en cours dans les classes », selon Follan Moncef.

« L’ambassade de France soutient le ministère de l’Education nationale dans l’élaboration de ces contenus », a-t-il assuré.

Le projet « Sankoré » peut améliorer les enseignements et apprentissages parce qu’il permet à l’enseignant de dispenser rapidement ses cours, en important des contenus déjà produits par un logiciel, sans donc écrire ni dessiner, selon les partenaires.

« Cela permet de rentabiliser le quantum horaire et de créer un engouement chez les enseignants et les élèves », a expliqué El Hadji Ndiaye, coordonnateur du projet au ministère de l’Education nationale.

Chacun des kits pédagogiques numériques remis aux bénéficiaires comprend un ordinateur portable, un vidéoprojecteur connecté à une caméra infrarouge, un stylet, un tableau numérique en interaction avec le contenu numérique contenu le logiciel.

ADL/ESF

 

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Salon des maternelles

MOTIV’SOLUTIONS a le plaisir de vous annoncer sa participation au salon des maternelles le 1er avril 2015, qui se tiendra au Château des Rochers de Nogent-sur-Oise de 14 h à 17 h.

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Ce « Salon des Maternelles » présente de nombreux projets mis en œuvre dans les
classes. Il est également l’occasion d’exposer les ressources de nombreux partenaires.

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Conseil des ministres : le numérique à l’école

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article qui nous fait part de l’avancée de la généralisation du numérique pour la rentrée 2016, avec une priorité accordée aux collèges avec un déploiement de l’équipement des infrastructures mais aussi des formations destinées à la fois aux enseignant et des cadres.

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté, jeudi 19 mars 2015, une communication relative au numérique à l’école.

La révolution numérique, qui transforme en profondeur la société, engage la responsabilité éducative de la République vis-à-vis de sa jeunesse. Le numérique renouvelle les compétences nécessaires pour exercer sa citoyenneté et s’inscrire dans le monde du travail. L’informatique et les sciences du numérique enrichissent les contenus de toutes les disciplines, permettent la mise en œuvre de nouvelles pédagogies, et fournissent de nouveaux outils d’apprentissage pour adapter les enseignements aux besoins de chacun. L’Ecole de la République se doit d’intégrer toutes ces opportunités.


Le Gouvernement a décidé d’engager la généralisation du numérique, et de ses usages pédagogiques dans l’éducation, à partir de la rentrée 2016, avec une priorité accordée au niveau du collège. Elle prendra appui sur un grand plan numérique, qui permettra le déploiement d’infrastructures collectives et d’équipements pour les élèves et leurs enseignants. Elle s’accompagnera de la diffusion de ressources adaptées, et d’un grand programme de formation des enseignants et des cadres de l’éducation nationale.

Les orientations définitives du plan seront annoncées en mai prochain. Elles se nourriront de la synthèse de la concertation nationale sur le numérique pour l’éducation, qui a permis d’associer, du 20 janvier au 9 mars 2015, tous les acteurs concernés, élèves, enseignants, personnels et cadres de l’éducation, parents, acteurs associatifs, collectivités territoriales et partenaires de l’école, notamment entreprises. Elles intégreront les contributions issues du plan de la Nouvelle France industrielle pour développer l’e-éducation dans le pays. La mise en œuvre du plan est confiée à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, en lien avec la secrétaire d’État chargée du numérique.

Sans tarder, une expérimentation est lancée dans 300 collèges et 300 écoles, afin de préfigurer le plan dès la rentrée 2015. L’appel à projets permettra de sélectionner ces établissements et ces écoles d’ici la fin du mois d’avril. Parallèlement, l’informatique et le numérique sont introduits dans les programmes de l’école, du collège et du lycée. Ils seront intégrés, à partir de la rentrée prochaine, dans la formation initiale et continue des enseignants. Ces évolutions marquent une nouvelle étape dans la mise en place du service public du numérique éducatif institué par la loi de refondation de l’école.

Les questions posées par l’émergence de la société numérique touchent aux fondements mêmes de la démarche éducative. Elles mettent en jeu le rôle du professeur, les savoirs et les méthodes d’apprentissage. Le Gouvernement a d’ailleurs confié au recteur Jean-Marc Monteil une mission nationale destinée à éclairer la mise en œuvre de ce grand chantier de transformation de l’institution scolaire.

Dans cette perspective, les principaux axes de travail du Gouvernement dans les prochains mois porteront sur :

  • le développement d’une offre de ressources numériques variées et de qualité, accessibles dans un cadre sécurisé sur une nouvelle plate-forme publique
  • la mise à disposition d’outils de création et de partage de ressources pour les enseignants
  • un accompagnement à l’ingénierie et à l’évaluation de projets au service des établissements
  • la mise en œuvre d’un grand plan de formation initiale et continue des cadres et des enseignants

 

 

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Les prêtres à l’heure du numérique !

MOTIV’SOLUTIONS, en partenariat avec la communauté Saint-Martin d’Evron, a le plaisir de vous part de l’organisation d’une journée portes ouvertes exceptionnelle le mercredi 25 mars 2015, de 14 h 30 à 17 h 30.

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A deux pas de la cathédrale d’Evron la communauté nous ouvre ses portes.

L’occasion de voir cette alliance entre modernité et tradition,

contraste atypique et unique.

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TBI et tablettes : équation gagnante dans un lycée pilote !

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article qui nous présente un lycée de Besançon qui expérimente le travail collaboratif en direct avec l’intégration de tablettes et de TBI en classe dans toutes les disciplines confondues.

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« Franchement, on ne s’attendait pas à être une classe pilote sur l’usage du numérique… Besançon, ce n’est pas une grande ville », ironise Noémie Jeannin, élève de terminale S. Pourtant, grâce à l’expérimentation lancée par ses professeurs de mathématiques et d’histoire-géographie, toute sa classe du lycée Jules Haag est équipée depuis septembre d’une tablette. Qu’en pensent élèves et enseignants, alors que le ministère de l’éducation nationale vient d’achever sa consultation sur le numérique à l’école ?

Au début, Noémie était « un peu perdue » : « je n’avais jamais travaillé sur un PC avant ». Sa camarade Marie Limacher n’était « pas très emballée », pour une raison contraire : « on a tous des ordis chez nous ». Toutes les deux ont finalement décidé de jouer le jeu, jusqu’à noter l’essentiel de leurs cours sur tablette, y compris dans les matières non concernées par l’expérimentation. « Je ne perds pas mes feuilles, et tout est bien rangé », observe Marie.

Les enseignants apprécient les relations que cela crée avec les élèves. « Ce sont eux, et pas forcément ceux qui ont les meilleures notes, qui m’aident à résoudre des petits soucis techniques avec la tablette », raconte Laurence Barbat, professeure de mathématiques à l’initiative du projet. « Il y a un effet de nouveauté, mais on sent bien que les élèves sont preneurs », se réjouit de son côté Jean-Pierre Costille, son collègue d’histoire-géographie qui l’a accompagnée dans cette aventure.

Travail collaboratif

Comment se passent ses cours ? Les élèves téléchargent sur leur tablette la trame du cours, affichée sur le tableau numérique interactif. Ils peuvent la compléter en prenant des notes, consulter et annoter les cartes et autres ressources numériques que M. Costille leur a proposées en liens. « C’est riche, varié, on a toujours un truc à ouvrir, on n’a pas le temps de s’ennuyer », commente Marie. Parfois, toute la classe se prépare à l’épreuve du bac de commentaire de documents, de façon collaborative : deux versions sont élaborées en direct sur un document partagé, chaque sous-partie étant confiée à un petit groupe d’élèves. « C‘est plaisant de construire quelque chose tous ensemble, et en direct », apprécie Noémie.

En cours de maths, les élèves se servent d’applications sur leur tablette permettant de tracer des figures de géométrie, en 2D et 3D, et de créer des algorithmes. « Ça permet de faire des choses concrètes à partir du cours, et ça nous aide à nous représenter les figures dans l’espace, explique Mathieu Larrière. Et puis on a toujours la tablette à portée de main, on peut pratiquer beaucoup, alors que les autres classes doivent attendre de se rendre en salle informatique. »

Les problèmes techniques limitent cependant l’usage en classe, regrette Laurence Barbat : « L’idée était qu’ils n’aient pas besoin d’apporter leurs livres, mais les manuels numériques sont finalement trop lourds à ouvrir sur les tablettes. Celles-ci rament aussi quand plusieurs applis sont ouvertes en même temps, et la mauvaise connexion Internet gêne l’échange de documents et la projection en direct des travaux des élèves. »

Libérer du temps en classe

Si les tablettes en classe sont plutôt bien perçues par les élèves, ils sont encore plus enthousiastes sur les autres nouveautés qui y sont associées, notamment les cours inversés de mathématiques, en vidéos, que Laurence Barbat leur demande de regarder avant de venir en classe.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ils apprécient beaucoup de préparer chez eux ces courtes leçons, portant sur les « bases » et notions les plus faciles, « tranquillement, à notre rythme, pour être sûr de bien comprendre », explique Noémie. D’autant que cela libère du temps en classe pour insister sur les démonstrations plus complexes, et pour faire des exercices. « C’est bien mieux de les faire en classe, en pouvant poser des questions à la prof, que d’y passer des heures à la maison sans réussir », poursuit la jeune fille. « Plus on fait d’exercices, plus on progresse. J’ai de meilleures notes que l’an dernier », renchérit Marie. La classe a pris de l’avance dans le programme – « deux semaines », estime Laurence Barbat, tout en débutant les révisions des chapitres du début d’année. « Le fait de travailler en effectif réduit – nous n’avons que 16 élèves dans la classe pour cette premiere année d’expérimentation – joue sans doute aussi », tempère l’enseignante.

Autre apport du numérique : profs et élèves échangent contenus et messages sur la plate-forme en ligne Edmodo, à mi-chemin entre un blog et un réseau social qui leur seraient exclusivement réservés. Les enseignants y postent vidéos et plans de cours, et de nombreux compléments. « J’essaie de varier les formats, de leur proposer des articles, des extraits de documentaires, bientôt un MOOC, ou encore des jeux en ligne pour localiser les pays, avec un point de bonus au prochain devoir à l’élève qui obtiendra le meilleur score », explique Jean-Pierre Costille.

« Avoir beaucoup de ressources m’aide. Ce n’est plus du par cœur, c’est de la découverte », confie Noémie. La plate-forme sert aussi à créer des quiz et à y répondre : ils permettent aux enseignants de vérifier les acquis, tandis que les élèves les jugent « assez ludiques » et « utiles aux révisions  ». Selon Marie, « ce qui joue aussi, c’est que notre prof est hyper-motivé par ce qu’il fait. Je connais des élèves qui l’ont eu d’autres années, ils n’y avait ni les tablettes ni Edmodo, mais ils disaient déjà qu’il leur avait fait aimer l’histoire-géo ».

 

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