Haute Normandie : arrivée d’une table numérique en classe de maternelle

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article pour vous présenter un outil qui a un grand succès auprès des écoles maternelles, et, qui permet aux élèves, au même titre que les plus grands, d’apprendre l’utilisation des outils numériques interactifs : la table numérique interactive.

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L’école maternelle de Nullemont met à disposition des élèves une table numérique pour apprendre en surfant.

Les responsables du Syndicat intercommunal de regroupement scolaire de Marques ont décidé d’installer une table numérique dans la classe maternelle de Nullemont. Une grande première pour le département qui s’inscrit dans l’ère du numérique. Au milieu de la classe des petits élèves trônent désormais une tablette géante de 70 centimètres de large.

Ce nouveau support va permettre de travailler le langage oral, la lecture d’image, l’initiation au numérique et l’écriture.
Il y a quatre ans, l’école de Marques avait été équipée d’un tableau numérique. Cette fois-ci, avec la table numérique, les enfants peuvent agir d’eux-mêmes puisqu’elle est tactile.

 

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Le tableau numérique interactif : un outil incontournable pour l’enseignement !

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article qui démontre bien que le TBI est l’un des outils les plus utilisés pour les TICE.

Un outil innovant

Le TNI permet avant tout une souplesse dans la présentation des éléments présentés aux élèves pendant le cours. Il s’agit en effet d’un support pour le multimédia (texte, image, son) permettant l’affichage de documents numériques, la modification de ces documents ou, par exemple, l’enregistrement d’une séance de cours.

Il facilite également l’activité des élèves au tableau grâce à la manipulation simple de fonctionnalités intégrées jusqu’alors externes au tableau classique : feutres multicolores, déplacement d’objets, instruments géométriques…

Le TNI est toujours associé à un logiciel qui offre la possibilité de création, de personnalisation et de modification de documents multimédia grâce aux différentes fonctionnalités proposées.

Même s’il est, avec l’ordinateur, l’un des outils TICE les plus connus on remarque en France des disparités.

Une étude belge du Service de méthodologie et de formation s’est, par exemple, intéressée à l’efficacité des TNI dans l’apprentissage et l’acquisition des compétences dans le cadre d’une utilisation partagée. Les résultats de cette étude mettent en évidence les bénéfices des TNI utilsés dans ce contexte.

L’usage pédagogique des TNI dans les disciplines

La DGESCO s’est très tôt penchée sur la question des usages par discipline en initiant des travaux sur ces questions (réflexions sur l’outil, scénarios pédagogiques testés en classe, analyse et publication des résultats…), en particulier dans le cadre des travaux académiques mutualisés (TraAM). On retrouve sur les sites disciplinaires d’éduSCOL les différents dossiers édités par les disciplines.

Des tutoriels sur les sites académiques

Afin de stimuler les pratiques pédagogiques et de favoriser l’utilisation des équipements, de nombreuses équipes TICE académiques ont publié sur leurs sites des tutoriels ou des exemples de scénarios afin d’accompagner les enseignants dans le choix et l’utilisation d’un TNI.

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Installation du TNI pour l’école de l’hôpital d’enfants de Margency

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article qui fait suite au don effectué à la rentrée de septembre pour le compte de l’hôpital des enfants malades de la ville de Margency.

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Ce matin le Père Noël est passé avant l’heure à Margency, car dorénavant, suite à l’action menée par Monsieur Nez Rouge, depuis le mois de juillet dernier, l’école qui se trouve au sein de l’Hôpital d’Enfants Margency, vient d’être dotée d’un vidéo-projecteur interactif Epson de courte focale et d’un tableau blanc Velléda triptyque. Ce matériel offert gracieusement par notre partenaire et mécène Guillaume CHATAGNON, PDG de la société MOTIV’SOLUTIONS située au Mesnil-Le Roi, a été installé ce matin de mains de maître par notre ami Laurent, dans la salle des professeurs de l’école. Ce matériel qui rentre dans les Nouvelles Technologies de l’information et de la communication (NTIC), sera un merveilleux outil de pédagogie, de bien-être et de confort pour tous ces tout-petits malades atteints de pathologies lourdes.

Monsieur Nez Rouge remercie encore une fois et de tout son cœur la société MOTIV’SOLUTIONS, Guillaume CHATAGNON et toute son équipe, pour ce merveilleux geste d’amour et de solidarité.

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Saint-Martin-de-Valgalgues : l’école des Escarieux équipée d’un TBI depuis deux ans témoigne !

MOTIV’SOLUTIONS A sélectionné cet article qui démontre à nouveau l’importance d’équiper les écoles en solutions numériques. l’école des Escarieux compte équiper l’ensemble de ses classes après avoir monté un projet de demande de subvention auprès de l’APEL du Gard.

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Cela fait déjà 2 ans que l’école des Escarieux s’est lancée dans la voie du numérique en s’équipant d’un tableau blanc interactif mobile.

Aujourd’hui, ce sont toutes les classes de l’école qui vont être équipées d’un tableau numérique.

Pour cela, Brigitte Bonneté-Favre, Chef d’établissement a, en étroite collaboration avec l’association des parents d’élèves et l’organisme de gestion de  l’établissement, monté un projet de demande de subvention auprès de l’APEL  du Gard.

 Lors du dernier conseil d’administration, un chèque de 3000 € a été remis à la Présidente et à la Trésorière de l’OGEC, Mesdames Coycault et Champdaveine par le secrétaire de l’APEL du Gard, afin que l’école puisse acheter le matériel nécessaire.

Brigitte Bonneté-Favre explique qu’il est : «  important pour les élèves de s’imprégner du numérique. Pour cela, ils doivent avoir à leur disposition le matériel nécessaire qui leur permettra d’être les acteurs du numérique de demain. L’école des Escarieux se veut à la pointe dans ce domaine et veille à faire bénéficier aux élèves d’un matériel moderne et performant. L’équipe enseignante ainsi qu’un intervenant qualifié les aident à améliorer leurs compétences dans le domaine de l’informatique et du numérique. C’est le pari que prend l’ensemble de l’équipe éducative pour l’avenir de ses élèves ».

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Le TBI pour une pédagogie interactive !

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article afin de nous faire part du point de vu de TSR informatique, en réponse à l’article : « TNI ou VPI, comment faire son choix ? » de novembre dernier.

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Les TBI : apports et contraintes

une technologie nouvelle à maîtriser

L’arrivée des TBI dans le monde de l’éducation est un événement important mais dans les faits, l’apparition d’une technologie nouvelle pose souvent quelques problèmes.

Il faut d’abord souligner que le TBI coûte cher ! Il représente un réel investissement, ce qui peut souvent freiner voire bloquer son apparition dans certaines écoles.

De plus, une grande partie du personnel enseignant se retrouve démunie face à cet outil ! Comment l’utiliser efficacement ? De quelle manière le mettre réellement à profit en exploitant toutes ses possibilités ? Il existe un réel manque de formation et la majorité des enseignants devra se former seule, au contact de l’outil ou avec le soutien de collègues plus expérimentés.

Cependant, une fois que l’enseignant le maîtrise et qu’il parvient à le mettre efficacement en place au quotidien, le TBI se révèle être un outil précieux permettant un vrai gain de temps, une meilleure dynamique dans l’assimilation des savoirs, plus d’interactivité, de motivation…

Un enseignement dynamique

Les TBI permettent à l’enseignant de modifier ses pratiques. Il gagne d’abord du temps en classe : les devoirs à noter, les leçons à copier, les images à afficher… Tout est préparé en amont, il n’y a plus qu’à afficher au TBI ! Le temps de présence de l’enseignant peut alors être dédié réellement au soutien et à l’accompagnement des élèves.

Ces nouvelles technologies apportent plus de dynamisme dans une classe. Les élèves ne sont plus tête baissée sur un support individuel, ils regardent tous ensemble dans la même direction. Les textes, les images s’affichent, sont déplacés, modifiés.

Le support est en mouvement : il maintient l’attention et l’intérêt.

Lors d’un exercice, la classe peut observer les étapes, participer à l’élaboration, venir modifier. Le support n’est pas figé, les erreurs ne sont pas inscrites définitivement, l’enseignant peut intégrer les remarques, les corrections… Autant d’aspects bénéfiques pour la motivation de chacun.

Les TBI : quels bénéfices pour l’élève ?

Ludique, créatif, interactif

Le manque de motivation est un problème dans le quotidien de la classe. L’arrivée en classe d’un TBI apporte quelques solutions.

L’interactivité entre l’enseignant et les élèves, mais aussi entre élèves amène ces derniers à être plus réactifs, plus impliqués. Les TBI permettent par exemple un support privilégié pour exposer un travail de recherches en groupe : les élèves peuvent y insérer des textes, des images, du sons, ou même des extraits vidéos… Ils sont alors bien plus investis dans leur présentation, et l’auditoire dans son écoute !

Cela favorise le dialogue entre pairs, le débat, l’argumentation. Le travail collectif trouve un nouvel essor, gagne en efficacité.

Un autre aspect du TBI le rend particulièrement ludique pour les élèves : le lien étroit qu’il entretient avec les TICE. Il permet à la classe de s’ouvrir plus facilement aux technologies numériques et d’effectuer par la même occasion un travail sur les traitements de texte, la recherche internet, la sélection d’informations… Autant de savoirs à intégrer dans le cursus scolaire des élèves.

Être acteur pour mieux apprendre

Ce dynamisme et ces interactions favorisés par les TBI rendent les élèves acteurs. En plus d’une meilleure écoute, d’une plus grande concentration, ils font preuve d’un investissement accru dans l’apprentissage.

En agissant directement avec le TBI, ils comprennent mieux, assimilent mieux. Sont alors favorisés tous les processus entrant dans l’assimilation d’une notion : l’intérêt, l’écoute active, la mise en application, l’entraînement, la facilité de mémorisation…

L’élève ne subit plus l’exposé magistral du professeur, il est actif, réactif, impliqué et investi, pour une plus grande efficacité et de meilleurs apprentissages au quotidien.

 

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Margency, l’établissement Bury-Rosaire à la pointe du numérique !

Je remercie l’un de mes partenaires/Presse « L’Écho-Le Régional – édition du Val d’Oise » pour la parution de cet article. La presse est indispensable dans le relai de l’information. Un grand « merci » également pour notre partenaire l’ensemble scolaire Bury-Rosaire pour l’accueil réservé lors de notre évènement du 10 décembre 2014.

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Ville de Six Fours : six écoles primaires dotées de tableaux numériques interactifs

MOTIV’SOLUTIONS a sélectionné cet article qui nous confirme que six TNI, ou Tableaux Numériques Interactifs , ont été remis aux directrices des écoles primaires de la ville de Si Fours par le député-maire Jean-Sébastien Vialatte. un outil interactif qui n’aura bientôt plus de secret pour les enfants déjà « experts » en informatique.

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C’est entouré de Régine Aguillon, déléguée aux nouveaux rythmes scolaires, d’Yves Draveton, délégué aux affaires scolaires et de nombreux élus, que le Maire a remis ces outils informatiques en présence de l’Inspectrice de circonscription Isabelle Lochet, aux six écoles primaires de Six-Fours.

Dans la salle du conseil Municipal, Christophe Livrain, directeur du service informatique de la Mairie, a expliqué le fonctionnement de cet outil permettant aux professeurs des écoles d’aborder le programme scolaire, du CP au CM2, sous un angle plus ludique et surtout interactif : utilisable pour toutes les matières grâce à des exercices pré-définis sur Internet, on peut écrire sur ce tableau tactile et en garder une trace pour le cours suivant. Ainsi, le professeur gardera l’historique du travail fait en classe et pourra le reprendre et le compléter à souhait.
Cet équipement arrivera-t-il à capter d’avantage l’attention des élèves et à être plus efficace pour les enseignements? Isabelle Lochet, l’inspectrice de circonscription, précisait qu’il ne s’agissait que d’ « un outil, au même titre qu’un manuel scolaire. » Mais il est à parier que ce tableau interactif n’aura très vite plus de secrets pour les enfants qui pour la plupart sont déjà ‘experts’ en informatique. Les enseignants quant à eux ne bénéficieront pas de formation spécifique sur son utilisation mais Jacques Gibert, animateur informatique pour l’Éducation Nationale présent lors de cette remise solennelle, a tenu a rassurer les enseignants en leur confirmant qu’il serait à leur disposition en cas de besoin.

Comment ça marche?

Le tableau est relié par un câble USB à un ordinateur portable puissant relié à son tour à un vidéoprojecteur. Un stylet permet d’annoter, surligner, dessiner sur le tableau puis de sauvegarder ou encore d’imprimer le document réalisé…Un récepteur placé sur le côté du tableau permet de le rendre tactile.

Cet équipement moderne offert par la Mairie pour un coût total de 12.800€ s’inscrit dans la droite ligne du souhait du Maire d’équiper les écoles d’outils informatiques performants.

 

 

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L’intégration des TBI et VPI dans les collèges !

MOTIV’SOLUTIONS  a sélectionné cet article qui nous montre l’avancée du numérique dans de nombreux collèges de l’académie. ainsi qu’une mobilisation générale et régionale.

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Éducation. Alors que François Hollande promet des tablettes électroniques à tous les élèves de 5e pour 2016, enquête sur la réalité de l’intégration du numérique dans les collèges. Avec ses avancées et ses limites.

Un vidéoprojecteur connecté à un ordinateur à la place du bon vieux rétroprojecteur. « On abordait la question des lois. En un clic, on a pu être en direct de l’Assemblée nationale et illustrer mon propos »apprécie ce professeur d’histoire à Fleury-sur-Andelle. Comme une précieuse ouverture sur le monde insufflée dans la transmission des savoirs.

Au-delà des seules salles informatiques, dans chaque classe de collège de l’académie, le numérique a rafraîchi sacrément l’enseignement depuis plusieurs années. Les pouvoirs publics ont accompagné cette évolution, investissant lourdement en la matière. Même si les évaluations manquent sur les bénéfices réels en termes de réussite scolaire et que la « révolution » annoncée est encore loin.

« La balle est maintenant dans le camp de l’Éducation nationale ! » Pas peu fier du bilan d’un programme lancé il y a six ans avec un pari financier important (900.000€), le conseiller général de l’Eure, Francis Courel, en charge du dossier, ne se voile pas ainsi la face. Si le département est l’un des rares en France à avoir équipé l’ensemble de ses collèges d’Espaces numériques de travail (ENT), l’investissement n’en a pas pour autant transformé le quotidien scolaire de la grande majorité des adolescents eurois. Ces plateformes – où de nombreux partages de documents et de mutualisation du travail sont possibles – sont le plus souvent utilisées pour leurs services de vie scolaire dans une logique de simple partage d’informations entre enseignants, élèves et parents : relevé des absences, consultation des notes et des devoirs. Quand elles le sont… « C’est un outil qui unifie la communauté scolaire, facile à utiliser. Néanmoins nous devons rester très attentifs au fait qu’il faut éviter le travers des réunions profs/élèves qui servent souvent à ceux qui en ont le moins besoin. Il faut surtout que la pédagogie s’empare des ENT » juge l’élu avec un argument de poids sous le bras : les résultats (mitigés) de l’évaluation qui vient d’être faite de l’utilisation de cette innovation numérique auprès d’un échantillon de six collèges de son département.

En Seine-Maritime aussi, après avoir relevé l’engagement d’équipement de masse des collèges en ordinateurs , l’installation de ces fameux ENT a été la grande affaire numérique de ces dernières années. Après avoir peu convaincu en distribuant sans accompagnement des clés USB aux collégiens, il a pataugé pendant deux ans, victime d’un fournisseur numérique indélicat. Depuis la rentrée de septembre, le système d’ENT Arsene76 donne enfin satisfaction. Mais avec toujours les mêmes limites. «La dimension pédagogique est très loin d’avoir atteint son potentiel. Il n’est pas suffisamment adapté à l’édition numérique et pas totalement approprié par les équipes pédagogiques. Pour des questions d’appétence ou de formation » juge le président du conseil général de Seine-Maritime, Nicolas Rouly, sensibilisé depuis longtemps à ces enjeux en tant qu’élu du Grand-Quevilly. La ville de Laurent Fabius, le père du Plan Informatique pour tous en 1985, dont les résultats restent controversés… « Il ne faut pas penser que l’outil informatique suffit. Il y a là de gros enjeux » insiste justement Nicolas Rouly.

GRANDE CONSULTATION NATIONALE EN JANVIER

Face à cette exigence des financeurs du matériel, l’État veut montrer qu’il suit le mouvement. L’annonce de François Hollande d’équiper en tablettes l’ensemble des élèves de classe de 5e s’accompagne du lancement d’une grande concertation à partir de janvier du monde éducatif autour du numérique. Enseignants, parents d’élèves, éditeurs de livres et industriels y seront conviés. Et l’administration de l’Éducation nationale s’est déjà mise en ordre de bataille avec la création dans chaque région d’une véritable délégation académique au numérique.

Malgré cette marche un peu forcée et parfois désordonnée, le numérique élargit déjà les horizons. Sans attendre, dans la région, à Montivilliers, à Pavilly, à Val-de-Reuil ou ailleurs, des enseignants ont commencé à bousculer leurs pratiques pédagogiques avec bonheur. Mais aussi souvent en comptant d’abord sur leur propre motivation et celle de l’équipe qui les entoure.

À y regarder de plus près, c’est peut-être d’abord pour entretenir et propager cette flamme-là qu’il faudrait investir. Plutôt que d’offrir aveuglément demain des tablettes à quelque 800.000 collégiens.

THIERRY DELACOURT

A Montivilliers, des professeurs higt-tech au collège Belle-Étoile…

REPORTAGE. Il y a une quinzaine de jours, le collège Belle-Étoile de Montivilliers a reçu une livraison très attendue : une trentaine de tablettes numériques rangées dans des valises pédagogiques prêtes à l’emploi. C’est le dernier élément à se mettre en place dans un établissement qui s’est tourné assidûment dans la transmission des savoirs par le biais des outils informatiques. « C’est un choix assumé dans la politique de notre collège » assure Gilles Moyon, le principal de Belle-Etoile. « L’an passé, nous avons choisi d’investir 20 000 € de notre dotation dans l’informatique. Nous aurions pu privilégier d’autres équipements. Mais c’est ainsi, nous croyons que l’enseignement numérique est l’une des clefs de la réussite de nos élèves. » Et si le principal parle à la première personne du pluriel, ce n’est pas un hasard car ici les professeurs s’affirment high-tech et n’hésitent pas à jouer du stylo numérique sur de magnifiques tableaux blancs interactifs.

« Pour les tablettes, la moitié des professeurs du collège s’est inscrite à la session de formation », exulte Gilles Moyon. « Je peux vous assurer qu’il s’agit d’un fort taux de participation, bien au-dessus de la moyenne en termes de formation. » Jean-Pierre Fiquet, professeur d’histoire-géographique en serait presque à se demander comment il a pu travailler sans son vidéoprojecteur, sans son tableau interactif. «Dans ma discipline, le numérique a bouleversé la manière de transmettre », assure l’enseignant. « De toute évidence, je ne peux plus m’en passer. Ça permet de dynamiser un cours, d’offrir à voir des cartes en couleurs, des documents vidéo… Et puis, quand il s’agit de manipuler le stylo numérique pour déplacer des blocs sur l’écran ou sélectionner un onglet, les candidats pour aller au tableau numérique sont plus nombreux qu’au tableau noir. » Et le professeur de noter que ses élèves sont plus attentifs, car un cours à base de numérique est de fait plus interactif, donc moins rébarbatif. Les élèves, eux aussi, plébiscitent l’outil informatique au sein de la classe. « C’est souvent plus intéressant et dans mon cas, je retiens mieux la leçon » indique Louis, élève en 5e.

Son copain Mattéo remarque également que le numérique peut se révéler pratique. « En sciences, le professeur utilise une mini-caméra qui permet à toute la classe de voir parfaitement l’expérience qu’il est en train d’exécuter. » Frédéric Rabat, professeur-documentaliste en charge des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) au sein du collège, est un fervent supporter de l’entrée du numérique dans les établissements scolaires. « Ici, à Belle-Etoile, tous nos élèves sont bien équipés chez eux. Mais à la maison, pour les adolescents, l’informatique est essentiellement de nature ludique. Au collège, ils appréhendent son côté pédagogique, utile. Pour l’école, il est important de ne pas rester en dehors d’un monde dans lequel les jeunes sont immergés au quotidien. »

Le numérique révolutionne également la hiérarchie verticale entre profs et élèves. « Avec une recherche sur internet en direct, l’élève accède à la connaissance et relativise celle de l’enseignant. Quand c’est bien maîtrisé, ça permet d’enrichir le cours », soulève Gilles Moyon. « Le concept du copier-coller, l’un des grands principes d’internet, nous oblige à ne plus concevoir le copiage uniquement sous l’angle de la triche » confirme Frédéric Rabat. « Ce sont des remises en cause passionnantes à défricher. »

Avec le complément du système Arsene76 lancé par le département de Seine-Maritime, les parents des collégiens de Belle-Étoile peuvent également être connectés à l’établissement et suivre la vie scolaire de leurs enfants. « Le numérique à l’école doit être vécu comme un progrès qui facilite le suivi des parents, la transmission du savoir pour les enseignants et l’acquis pour les élèves. En fait, ça complète le rôle de l’école sans le dénaturer dans ses missions fondamentales » poursuit Frédéric Rabat.

Et la sagesse vient parfois des plus jeunes. « Savoir écrire sur papier ou consulter des livres, ça reste essentiel pour notre avenir. Le numérique, c’est bien, mais ça ne fait pas tout », intervient Louis du haut de ses douze ans. Alors là, la souris nous en tombe des mains…

PHILIPPE LENOIR

Des écrans juste utiles ou incontournables

Quand on regarde l’investissement public ces dernières années dans la région en matière d’informatique au collège on peut avoir le sentiment d’une certaine frénésie, sans beaucoup d’évaluation ? Qu’en pensez-vous ?

Philippe Thénot « L’État et les collectivités sont extrêmement attentifs à ce dossier. L’École ne peut pas ne pas tenir compte des évolutions technologiques qui traversent la société. Si elle ne se soucie pas du numérique, les élèves eux, s’en soucient. Et si on ne les accompagne pas, les inégalités vont s’accroître.

L’objectif c’est que nos élèves obtiennent de meilleurs résultats avec l’utilisation d’outils numériques. Et parmi les éléments qui font que l’académie obtient de meilleurs résultats depuis plusieurs années, je pense qu’il y a le fait que les enseignants utilisent de plus en plus de pédagogie numérique. Une frénésie ? Non, nous en sommes au stade de la généralisation. C’est un chantier important, mais c’est magique ! »

Anne Koechlin : « Un effort important en termes de matériel a été réalisé ces dernières années : la grande majorité des classes sont équipées d’un ordinateur et d’un vidéoprojecteur. En même temps, le lancement des espaces numériques de travail s’est fait non sans difficulté, tout particulièrement en Seine-Maritime, et il y a un déficit de formation important. On n’utilise souvent que Word et on n’a pas forcément d’idées de comment on pourrait s’en servir pour modifier son enseignement ».

Qui sont les premiers bénéficiaires de cet effort, et notamment de la généralisation des espaces numériques de travail ? Les enseignants, les parents, les élèves ?

P.T « Les élèves bien sûr. Par exemple, l’espace numérique de travail (ENT) permet aux parents de suivre au plus près la scolarité de leur enfant et d’éviter ainsi qu’il traverse des périodes de décrochage. Ce n’est pas une question de surveillance mais d’aide, de soutien des parents. L’outil permet de créer une communauté. Les ENT sont également un outil précieux pour les élèves en situation de handicap ».

A.K « Les espaces numériques de travail sont essentiellement utilisés dans le domaine de la vie scolaire. Cela permet par exemple de faire l’appel en ligne, ce qui est un vrai gain de temps. Sur le plan pédagogique, en permettant de montrer des documents, de multiplier nos sources, cela rend nos cours plus vivants et cela a simplifié l’enseignement.

On peut aussi disposer en petits groupes de salles informatiques. Mais cela a aussi ses limites de mettre un élève devant un ordinateur. C’est souvent effrayant le temps que ça prend. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a pas de pratiques si familières de l’écriture informatique. »

À vos yeux, quelle sera la prochaine étape dans ce développement du numérique au collège ? Passe-t-elle forcément par l’attribution d’une tablette à chaque collégien de 5e comme l’a promis François Hollande pour la rentrée 2016 ?

P.T « On a réduit les projets du Président de la République à la question de l’équipement numérique, mais il s’agit d’un plan plus vaste qui intègre une réflexion et des actions en termes d’usages et de formations. Dans ce contexte national, l’académie met d’ailleurs l’accent sur la formation aux usages pédagogiques puisque le deuxième axe du projet académique 2014-2017 vise à former un élève connecté et participatif ».

A.K « Pourquoi pas. Un président s’attaque à la difficulté scolaire avec un outil plus ludique. Mais si les enseignants ne sont pas formés et si la maintenance ne suit pas, cela est-il vraiment utile ? Il vaudrait mieux trois élèves en moins par classe qu’une tablette en plus dans chaque cartable. Ce serait plus rentable !

Et puis, il faut aussi se méfier du rôle prépondérant des écrans dans nos vies. C’est bien aussi que l’école soit une parenthèse, qu’elle montre qu’il y a aussi une vie en dehors des écrans. »

PROPOS RECUEILLIS PAR T.D.

(*) Syndicat national des enseignements du second degré, majoritaire auprès des enseignants de collèges et lycées.

A Pavilly, cours avec le tableau interactif au collège Les Hauts du Saffimbec

REPORTAGE. Une belle image de la révolution en marche. Pavilly, collège Les Hauts du Saffimbec, 500 élèves, 37 enseignants. Sur le tableau blanc interactif (TBI), Constance, une élève de 3e Dix (du nom du peintre allemand) corrige au stylet les paroles anglaises de la chanson d’Echosmith « I wish could be like the cool kids » dont des extraits ont été entendus il y a quelques minutes par toute la classe, par la grâce d’un simple clic en direction de YouTube. La professeur de langues, Emmanuelle El Massaoudi, enchaîne avec aisance les utilisations des outils numériques qui l’entourent, en y associant des élèves très participatifs. « Le TBI est important car il représente ensuite la mémoire de tout le travail que l’on fait en classe. Sous forme de PDF ou sous Open Office, les élèves peuvent ensuite retrouver les documents.C’est aussi le moyen le plus sûr pour que les élèves regardent tous la même page », analyse l’enseignante, convaincue depuis déjà longtemps des vertus pédagogiques du numérique. « Cela me fait gagner aussi un temps précieux en cours même si c’est beaucoup de préparation ». En tout cas, chez les 3eDix on semble apprécier. « Cela donne plus envie d’apprendre », assure Corentin.

Oui, une belle image… un rien trompeuse. D’abord parce que ce TBI est l’un des seuls en fonctionnement ici, les quelques autres étant partagés entre plusieurs professeurs. Ensuite, parce que dans ce collège tout neuf, inauguré il y a deux ans, les ordinateurs n’ont pas suivi et un bon nombre d’entre eux est menacé par l’obsolescence. Surtout, le débit actuel disponible rend toute utilisation de masse illusoire. «Quand les 30 ordinateurs de la salle informatique sont allumés, ce n’est pas la peine. Chaque opération dure trop longtemps….» , constate elle-même la principale de l’établissement, Sophie Perrat, pourtant convaincue de l’importance du virage à prendre. « Le numérique est effectivement en train de révolutionner le métier d’enseignant car il se trouve face à des élèves qui sont capables de chercher directement l’information. Après, nous devons faire aussi en fonction de la façon dont chaque enseignant s’approprie les outils numériques », avance, diplomate, la responsable.

« ON DOIT ENCORE SE FORMER TOUT SEUL »

Autant dire que la pédagogie numérique – priorité mais pas contrainte – est une condition d’individualité. Et de volonté. « Il ne faut pas croire. Moi j’ai dû me former toute seul. Et heureusement que j’ai un mari prof de technologie ! Si on veut se former au numérique grâce au plan académique de formations ce n’est pas simple ! » témoigne, tout de go, Emmanuelle El Massaoudi, jetant une ombre sur les jolis chiffres affichés par le rectorat.

Ici comme ailleurs, les vertus collaboratives du numérique sont confiées aux Espaces numériques du travail et à leur fameux Arsene. Pourtant dans cette même classe de 3e, cinq élèves reconnaissent ne jamais avoir utilisé la plateforme électronique et ne pas pour autant être largués. Quelques instants plus tard, au Centre de documentation et d’information (CDI), un collégien, choisi au hasard pour une photo, aura bien du mal à ouvrir le logiciel Pronote de gestion de la vie scolaire. En fait, c’est la première fois qu’il s’en servait.

Emmanuelle El Massaoudi a encore voulu dire un petit quelque chose : « Vous avez vu, dans cette classe, malgré tout, il y a toujours des livres ».

T.D

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Évènement et partenariat du 10 décembre 2014 !

La société MOTIV’SOLUTIONS,  en partenariat avec l’ensemble scolaire Bury-Rosaire, a organisé, le 10 décembre 2014 de  14 h 00 à 17 h 00, une rencontre autour des solutions numériques interactives.

Cette rencontre a permis à différents établissements scolaires  de découvrir l’utilisation des vidéoprojecteurs interactifs Smart Technologies, les ardoises numériques BIC éducation et le logiciel d’apprentissage de l’anglais E-Blocks.

L’évènement fut un succès et le corps enseignant conquis.
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A la découverte de l’école numérique : deuxième rencontre !

MOTIV’SOLUTIONS est heureuse de vous faire part de l’organisation, pour la deuxième fois, le 10 décembre 2014, en partenariat avec l’ensemble scolaire Bury-Rosaire (Margency), d’un évènement au cours duquel seront présentées les solutions numériques et interactives Smart Technologies, les ardoises numériques de notre partenaire BIC Éducation et le logiciel d’apprentissage d’anglais : E-Blocks.

L’Ensemble Scolaire  Bury- Rosaire est un ensemble d’établissements de l’enseignement privé catholique, sous contrat d’association avec l’Etat et sous tutelle des Pères Maristes.

Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour découvrir en photos cette rencontre !

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